C’est une tendance qui revient régulièrement en termes de design. Le fameux “less is more” a de nouveau le vent en poupe en 2020. Le graphisme se veut minimaliste (mais aussi XXL, nous le verrons une prochaine fois, il n’y a pas de petit paradoxe en tendances). Pourquoi, comment le décliner, c’est ce que L’ARCHE va essayer de décrypter pour vous…

La clarté du message avant tout

On l’avait déjà labellisé “tendance de l’année” en 2012. Ainsi qu’en 2016. Et même en 2019. C’est donc plus un retour qu’une tendance actuelle. 

Un peu d’histoire du minimalisme en graphisme…

Pour en comprendre l’inspiration, il faut se plonger dans l’immédiate après-guerre. 1919 : le minimalisme est l’héritier direct du modernisme et du Bauhaus. Cette école allemande qui a donné son nom à un véritable courant artistique reste surtout connue pour ses réalisations en matière d’architecture, son influence majeure dans le domaine des arts appliqués et son statut de précurseur du design contemporain.

C’est d’ailleurs l’artiste et architecte Mies Van der Rohe qui proclame le « less is more » (« moins c’est plus »), devenu maxime du minimalisme. Les artistes adeptes du minimalisme optent pour des formes géométriques dépouillées, basiques (ronds, carrés, lignes) et une limitation des couleurs (les œuvres sont quasi monochromes).

En art contemporain, le  minimalisme (ou art minimal) apparaît aux Etats-Unis au début des années 60. En réaction au lyrisme pictural de l’expressionnisme abstrait et en opposition à la tendance figurative et ironique du pop art.

Parmi les graphistes-phare du minimalisme, l’on trouve A.G. Fronzoni, Emil Ruder ou Helmut Schmid.

Simplification à l’extrême pour un message plus clair

Le leitmotiv du Bauhaus était de supprimer l’inutile et de simplifier la forme à l’extrême pour augmenter l’impact du message. 

Face à la croissance de la publicité, du bruit visuel et l’explosion des choix en termes de consommation, le minimalisme vient alors, en communication visuelle comme en design graphique, réduire ces possibilités. 

Le graphisme se fait donc, depuis quelques années, de plus en plus épuré pour que le message soit immédiatement reconnaissable. 

Les meilleurs exemples et les plus connus restent ceux de La Poste : 

Et de Twitter : 

Afin d’illustrer cette tendance et d’en pointer les risques, Konbini a relayé les hypothèses graphiques de stocklogos en termes de simplification (trop ?) extrême des logos, d’ici 50 ans. A la fois drôle et un peu flippant…

Un format adapté aux nouveaux usages

Aujourd’hui, l’une des raisons de ce retour au minimalisme en graphisme l’importance majeure de la lisibilité et de la reconnaissance immédiate des logos et autres visuels sur les petits écrans des smartphones, sur lesquels nous passons toujours plus de temps.

Mais cette année, le minimalisme devrait se teinter de… pop ! Selon les “spécialistes”, en 2020, le minimalisme devrait être très lié aux couleurs flashy et aux projets très bruts, où les imperfections et l’asymétrie auront tout à fait leur place.

Pour deux raisons :

  • C’est plus lisible sur les petits écrans des smartphones sur lesquels les utilisateurs usent leurs yeux ;
  • Cela permet de focaliser l’attention plus rapidement.

L’ultra minimalisme en graphisme

Comme expliqué dans cet article, un ultra-minimalisme est en train de pointer le bout de son nez. Dans le web design, l’ultra-minimalisme pousse à la standardisation et simplifie au maximum l’expérience utilisateur. 

Un mouvement qui se traduit par :

  • Des titres de grande taille avec des caractères gras et une police épaisse (couleur noire)
  • Des icônes toujours plus simples 
  • Quasiment pas de couleur

Pour exemple, les applications d’Instagram, Apple Music, Airbnb, Medium qui ont l’air d’être toutes de la même famille ! 

Parce que faire simple, c’est compliqué, n’hésitez pas à faire appel aux graphistes expérimentés de L’ARCHE : https://www.larche.team/

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