C’est LA question qui revient régulièrement chez le freelance : comment calculer son tarif ? Plus précisément, comment fixer au plus juste ce qu’on appelle son TJM, son “Tarif Journalier Moyen”, histoire de ne pas se “brader” ni d’éviter de passer à côté de clients qui nous jugeraient trop chers ? L’ARCHE vous dit tout (ce qui nous paraît le plus important) sur le sujet ! A débattre en nous rejoignant dans notre salon “ça parle moula” au sein de notre communauté Discord : www.discord.io/larcheteam

Le TJM, qu’est-ce que c’est pour un freelance ? 

Le “Taux Journalier Moyen” ou TJM, c’est le montant moyen de la rémunération que devra verser un client à un freelance ou à un travailleur indépendant par journée de travail. Il se donne toujours en “hors taxe”. 

Ce TJM est fixé par chaque freelance en fonction d’un certain nombre de facteurs. S’il existe sur certains forums ou sites internet des grilles tarifaires par métier, il est juste de préciser qu’il n’existe pas de “tarif syndical”. Et que ces grilles n’ont absolument rien d’officiel. 

Pour l’année 2019, par exemple, Bubbleting a publié un baromètre par trimestre des TJM dans l’IT et le Digital : 

Mais le TJM varie selon de très nombreux facteurs, à prendre impérativement en compte : 

  • le profil de votre client
  • votre expèrience personnelle
  • la ville / région où vous travaillez et le coût de la vie au quotidien
  • le/les métiers que vous pratiquez
  • le spectre de vos compétences
  • votre propre temps d’exécution de chaque tâche…

L’importance primordiale du TJM pour calculer vos tarifs

Pourquoi un tel stress autour de ce fameux TJM ? Parce qu’il va conditionner la santé financière d’un freelance. En fonction de la bonne ou mauvaise définition de son TJM, le freelance peut : 

  • soit sous-estimer son “coût de revient” et ne pas arriver à faire face à ses charges (financières et de travail). 
  • soit sur-estimer son tarif et proposer alors des devis qui ne seront pas acceptés par le client. 

Les critères de calcul de votre TJM en tant que freelance

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Votre propre coût de la vie

En fonction du lieu où vous habitez, de votre situation familiale et de vos besoins personnels, il vous faut tout d’abord calculer tous vos frais fixes mensuels. 

A ces frais fixes, il va vous falloir ajouter vos charges professionnelles (URSSAF, Responsabilité Civile Professionnelle, le prélèvement libératoire, l’impôt sur le revenu, la cotisation foncière des entreprises…). 

S’il est un peu compliqué de définir ces charges sans avoir commencé à travailler, il vous faudra rapidement les inclure dans vos calculs, afin de ne pas risquer de vous retrouver dans le rouge à la fin du mois…

N’oubliez pas, dans tout cela, de compter vos congés non payés si vous souhaitez en prendre ! 

Les tarifs de la concurrence

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La seconde chose à faire pour fixer son TJM quand vous êtes un freelance est d’aller lorgner du côté de la concurrence. Ne rêvez pas, aucun free ne vous donnera (à raison) ses propres tarifs. Cependant, il existe deux endroits sur lesquels vous pouvez vous faire une idée des tarifs pratiqués en fonction de votre secteur et plus particulièrement de votre métier : 

  • Les CV-Thèques : N’hésitez pas à vous mettre dans la peau d’un client et de faire le tour des sites de recrutement sur lesquels, parfois, les freelances mettent leurs TJM. 
  • Les plateformes de freelances : Créez-vous un compte sur toutes les plateformes de freelance, telles que Malt, Kang, La Crème de la Crème, Freelance Republik et bien d’autres… Cela vous permettra d’accéder aux profils de vos concurrents qui affichent souvent très clairement leurs TJM en fonction de leur expérience. 

Votre valeur selon votre expérience et vos compétences spécifiques 

Quand vous aurez sondé les prix pratiqués sur votre marché, il vous faudra les affiner en fonction de votre propre profil. Selon vos années d’expérience, le spectre de vos compétences, votre rapidité d’exécution, votre connaissance de votre métier, vous allez pouvoir augmenter ou baisser un peu le TJM moyen que vous avez trouvé. 

Les tarifs selon le client

Autre critère déterminant à prendre en compte : le profil de votre client. Il vous faudra créer votre propre grille de tarifs en fonction de la taille de l’entreprise qui vous missionne par exemple. Une petite TPE ou un artisan ne pourra jamais avoir le même budget qu’une grosse entreprise parisienne. 

A vous, donc, de définir différents tarifs en fonction de ce que vous savez de votre client et d’ajuster sur l’année pour rentrer toujours dans vos frais. 

Le calcul final de votre TJM sur l’année

Vous avez tous ces critères en tête ? Alors il est temps de commencer à faire vos calculs. Beaucoup commencent par reprendre le salaire brut qu’ils avaient en tant que salarié dans leur vie précédente. Si vous n’avez pas de “vie précédente”, prenez alors votre salaire brut mensuel “rêvé”, en fonction de vos charges personnelles. 

Mettons que cela soit 3 000 € brut / mois : 

  • Salaire brut mensuel souhaité : 3 000 €
  • Frais de fonctionnement (+10%) : 3 300 €
  • Cotisations sociales (24,4% par exemple pour un AE ) : 4 105 €
  • Base de 19 jours en moyenne travaillés par mois (soit 228 jours/an avec déduction des 5 semaines de congés payés et des 5/7 jours fériés)
  • Taux journalier plancher : (4 105/19) = 216 € HT par jour

Vous avez donc ici votre TJM “moyen”, que vous allez retravailler en fonction des missions proposées, de leur difficulté, du temps que cela va vous prendre, du profil du client et de l’évolution du coût de votre vie. 

Les simulateurs de TJM pour freelance, une bonne idée ? 

calculer TJM freelance simulateur

Oui mais surtout pas pour définir votre TJM. Uniquement pour l’affiner en fonction des résultats trouvés.

Selon les cas, ils peuvent vous aider à atteindre différents objectifs :

  • Fixer un tarif en fonction du chiffre d’affaires envisagé
  • Connaître le montant des charges à payer selon votre chiffre d’affaires
  • Estimer les bénéfices potentiels et les impôts à régler durant l’année
  • Prendre en compte les différentes statuts d’entrepreneurs
  • Intégrer des « congés payés »

 Vous pouvez donc vous amuser à aller faire un tour sur un de ces sites : 

TJM, THM ou tarif forfaitaire ?

C’est la seconde grande question qu’un freelance se pose sur sa rémunération : dois-je fixer un salaire en fonction d’un taux journalier, un taux horaire ou d’un forfait. 

Traditionnellement, le TJM est utilisé pour les missions pour lesquelles il est compliqué de déterminer un nombre d’heures précis à l’avance, pour des missions plutôt longues.

Le THM est plutôt utilisé pour les missions à forte valeur ajoutée et pour des missions de courtes durées. A privilégier quand vous savez que vous avez, par exemple, une deadline très courte et un client très exigeant. 

Le forfait est l’apanage des freelances avertis. Car, mal calculé, il peut s’avérer trop peu rémunérateur. Cela fonctionne bien quand le freelance connaît parfaitement son mode de fonctionnement, le temps nécessaire pour chaque tâche. Dans certains domaines comme celui de la rédaction la base de calcul est l’acte établi (un forfait par article) ou le nombre de mots / de caractères rédigés. 

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